1: Les origines, ou la première Veynoise

C'est le 6 octobre 1965, lors de fouilles pour construire les fondations d'un immeuble au pied de Champerus (à la sortie de Veynes côté Gap) que fus mis à jour les restes d'un enfant datant environ de 500 ans avant notre ère.

Cette découverte marque l'origine connue de notre cité. Les Premières habitations humaines trouvées dans les Hautes Alpes remontent à 10 000 ans avant Jésus christ. Dans le Veynois la mise en culture des terrasses du buëch ainsi que des raisons géologiques font que les découvertes fiables dans notre zone sont beaucoup plus récentes.
Les Premières preuves de la vie dans le Veynois ne remontent qu'au neuvième siècle avant notre ère. C'est en 1887, dans le lit de Glaisette, qu'un dépôt formé de boutons, d'annelets et de trois fers de lance datant de cette époque fut trouvé .
La vie de ces populations est troublée dès le huitième siècle par l'arrivée des Celtes ou gaulois. C'est de cette époque que date la nécropole tumulaire de Champ Crose.

Restes et bracelets de la première Veynoise

2: Des Romains aux temps modernes

Du temps des romains (II° siècle avant JC) Davianium, situé sur le passage de la voie romaine est un village faisant partie intégrante des vocondes, peuplade de la rive gauche du Rhône. Hannibal est passé par là en 218 avant Jésus Christ.
La période du haut moyen âge reste pour beaucoup dans le plus grand flou:

  • Comment se fait-il que notre église a été construite en dehors des fortifications
  • D'où viens le nom de Veynes, nul ne sait comment ni pourquoi Davanium s'est transformé en Veheneto, Veilhenet, Veeneto, Veine pour finir sous le nom d'une famille de seigneurs Veynes.

Notre cité était déjà un centre important au haut moyen âge. La première église de Veynes fut créée à la fin du XI° siècle, sur l'invitation d'Isoard, évêque de Gap (il appartenait vraisemblablement à la famille des comtes de Die). Veynes fit partie du fief du conte de Die puis de ses héritiers, les Aix-Artaud de Montauban, et fut administré par une famille de châtelains, les Veynes, dont le dernier, François mourut vers 1750. Boson de la Villette avait acquis, dès 1127, un tiers de cette seigneurie, le dauphin un autre tiers en 1317.

Le pays était riche, les droits seigneuriaux nombreux; la seigneurie se démembra très vite par achats, mariages ou successions en une foule de co-seigneuries, dont on trouvera une liste, d'ailleurs incomplète, dans le tableau historique , de J.Roman. Ces sortes de co-seigneuries ne furent plus, à partir du XIII° siècle, que des sources de revenu sans autorité politique. Si en 1482 Veynes était encore une cité très médiévale celle ci s'urbanise rapidement (1500/1700) pour devenir le centre que nous connaissons actuellement (du Bourg à la rue Berthelot).

Armoiries adoptées par délibération du conseil municipal
en date du 5 octobre 1965

Il existait, en 1789, trois résidences seigneuriales à Veynes, celle des Revillasc, celle des Aiguebelle, celle des La Villette. Cette dernière qui est accostée d'une haute tour, a été acquise par la ville; sa mairie y a été installée. C'est pourquoi la commune de Veynes a préféré les armes des La Villette à celles que le roi lui avait accordées en 1696: une porte de ville surmontée d'un dauphin.

3 L'ère industrielle

Au XIX° siècle Veynes devient une cité cheminote grâce à Adrien Ruelle, originaire de la ville, qui la fit choisir comme centre de croisement des deux lignes de chemin de fer alpines. Ce choix économique favorise l'arrivée nombreuses industries. Au début du vingtième siècle on recense plusieurs usines dont: les ressorts R, Herckelbout, la scierie Chiala, Alibert, les usines à ciments, la RD.... .
Dans les années 1970/1980 Veynes devient une cité pionniere dans les technologies solaires
De nos jours de nombreux emplois ont disparus, si la SNCF, la RD et la RH survivent encore toutes le autre activités ont fermées. Heureusement depuis quelques années une nouvelle activité semble prendre forme, c'est le tourisme, vous le découvrirez au fil des pages de ce site...

Les bureaux de l'usine à ciment et le buste d'Adrien Ruelle

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